jeudi 17 août 2006
Ce dimanche du 20 novembre 2005 a été une journée spéciale pour le team du projet éphémère. Une journée angulaire, entre la fin des gros travaux de construction et les tests opérationnels. Une aventure très passionnante humainement et techniquement parlant (le meilleur reste à venir). Après une heure de préparation, le gonflage commence et se passe bien. 30 minutes plus tard, le ballon se dresse gentiment et dévoile sa forme sphère/cône. Nous découvrons une enveloppe exempte de plis avec de légères facettes comme prévu (le mylar est beaucoup moins souple que le nylon 16 côtés). Après quelques derniers réglages, les tests de température commencent et ce révèlent très encourageants. 85°C, le ballon commence de me porter et la charge totale à ce moment là est de 115Kg (je suis un peu lourd je sais).
L’équipe propose de faire un test avec une jupe improvisée dans une chute de mylar, le résultat et probant, il réchauffe le pilote et coupe la radiation vers l’extérieur.
La surprise du jour est la condensation dans le ballon. Il semblerait que le point de rosé ait été atteint lors du refroidissement de l’enveloppe lors du dégonflage. L’eau accumulée sur les parois sous forme de gouttes représente environ 1 litre. L’origine de cette eau et un produit de la combustion du propane, qui est directement injecté par la colonne d’air chaud généré par les brûleurs dans l’enveloppe. L’équilibre du point de rosé est maintenu bien au-dessus tant que l’enveloppe est chaude, le surplus produit par la combustion du gaz est éliminé par le mixe, air chaud/air froid qui s’opère au niveau de la bouche du ballon. Les questions suivantes restent inconnues à ce jour :
> Risque de condensation sur la partie inférieure/extérieure du ballon (mixe air chaud/air froid)
> Givre accumulé
> Surpoids.
Images source : Cédric Marcel Natha Jean-Marie